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« _L' a m o u r _n' e s t _p a s _l' a m o u r _s' i l _f a n e

___l o r s q u' i l_ s e_ t r o u v e _q u e_ s o n_ o b j e t_

__.s' é l o i g n e . Q u a n d_ l a_ v i e_ d e v i e n t_ d u r e,

.__q u a n d_ l e s_ c h o s e s_ c h a n g e n t, l e_ v r a i_

__.a m o u r_ r e s t e_ i n c h a n g é. _»


William Shakespeare*

# Enviado el sábado 17 de octubre de 2009 12:18

Modificado el viernes 30 de octubre de 2009 11:55

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Rêver, c'est oublier la réalité en se donnant un moment de liberté.

L'amour n'a rien à voir avec le c½ur, cet organe répugnant, sorte de pompe gorgée de sang. L'amour serre d'abord les poumons. On ne devrait pas dire « j'ai le c½ur brisé » mais « j'ai les poumons étouffés ». Le poumon est l'organe le plus romantique : tous les amants attrapent la tuberculose ; ce n'est pas un hasard si c'est de cette maladie que Tchékhov, D.H. Lawrence, Frédéric Chopin, George Orwell et sainte Thérèse de Lisieux sont morts ; quant à Camus, Moravia, Boudard, Marie Bashkirtseff et Katherine Mansfield, auraient-ils écrit les mêmes livres sans cette infection ? En outre, que l'on sache, la Dame aux Camélias n'est pas décédée d'un infarctus du myocarde ; cette punition est réservée aux arrivistes stressés, pas aux sentimentaux éperdus. Tout le monde a au fond de lui un chagrin d'amour qui sommeille. Tout c½ur qui n'est pas brisé n'est pas un coeur. Les poumons attendent la tuberculose pour sentir qu'ils existent. Je suis votre professeur d'éducation physique. Il faut avoir un nénuphar dans la cage thoracique, comme Chloé dans L'Écume des jours ou Mme Chauchat dans La Montagne magique. J'aimais te regarder dormir, même quand tu faisais semblant, quand je rentrais tard, bourré, je comptais tes cils, parfois il me semblait que tu me souriais. Un homme amoureux, c'est quelqu'un qui aime regarder sa femme dormir, et, de temps à autre, jouir. Sophie, m'entends-tu à des milliers de kilomètres de distance comme dans les pubs SFR? Pourquoi faut-il que les gens s'en aillent pour qu'on s'aperçoive qu'on les aimait ? Ne vois-tu pas que tout ce que je te demandais c'était de me faire juste un peu souffrir, comme au début, d'une embellie pulmonaire?

# Enviado el viernes 30 de octubre de 2009 11:46

Modificado el viernes 30 de octubre de 2009 12:00

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Aimer, c'est donner le pouvoir à quelqu'un de vous détruire.

Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pét', ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy. Mieux que le sexe, mieux que la fellation, soixante-neuf, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise. Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk-shake banane. Mieux que toutes les trilogies de George Lucas, l'intégrale des muppets-show, la fin de 2001. Mieux que le déhanché d'Emma Peel, Marilyn, la schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford. Mieux que la face B d'Abbey Road, les CD d'Hendrix, qu'le p'tit pas de Neil Armstrong sur la lune. Le Space-Mountain, la ronde du Père-Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du Dalaï-Lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson. Mieux que Woodstock et les rave-party les plus orgasmiques. Mieux que la défonce de Sade, Rimbaud, Morisson et Castaneda. Mieux que la liberté. Mieux que la vie...

Jeux d'enfants*

# Enviado el martes 10 de noviembre de 2009 16:05

Modificado el miércoles 11 de noviembre de 2009 09:53